BIOETHIQUE
Révisions très limitées des lois bioéthiques
La première révision des lois avait eu lieu en 2004 en admettant certaines exceptions au principe d’interdiction des recherches sur les cellules souches embryonnaires.
Le 27 janvier 2011, la Commission spéciale en charge de la révision des lois bioéthiques a voté pour la possibilité de vitrifier les ovocytes. Le taux de récupération obtenu par cette technique permet de concurrencer celui des ovocytes frais, contrairement au procédé de congélation lente seul autorisé jusque-là.
Par ailleurs, il s’agit d’une part de clarifier le cadre juridique des tests génétiques et, d’autre part, d’autoriser les dons croisés d’organes. Ainsi, un membre d’un couple sans parenté avec un autre pourra donner l’un de ses organes. À noter que le couple s’entend d’une manière beaucoup plus large que le concubinage le pacs ou le mariage.
Pour le reste, les sujets sensibles tels que l’aide à la procréation ouverte aux femmes célibataires ou aux homosexuelles où celui des mères porteuses restent en suspend. De même celui qui consisterait à lever l’anonymat des donneurs de gamètes à la demande des enfants dont ils sont issus.
Il est même question de supprimer l’obligation de révision périodique des lois bioéthiques alors que pourtant, s’il est un domaine où les choses s’accélèrent, c’est bien celui-là.
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