Le processus d’un consentement éclairé des patients pour la conservation de leurs échantillons biologiques à des fins scientifiques n’est pas satisfaisant.

Publié le20 janvier 2011

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C’est ce qui ressort d’une étude financée par le Programme hospitalier de recherche clinique cancer du ministère de la santé. Ainsi, pour 574 patients traités et interrogés, des échantillons de leur tumeur ou de leur sang avaient été conservés dans une tumorothèque. Ces échantillons prélevés pour orienter les soins sont ensuite conservés pour être exploités à des fins scientifiques.

Ici encore se pose la question du consentement éclairé des patients et les législations françaises et européennes sont loin d’être homogènes.

Au delà des textes, la question du moment ou est demandé ce consentement soulève de nombreuses difficultés alors que plus de 60% des patients souhaite pourtant approuver expressément la conservation de leurs échantillons.

La disponibilité psychologique des patients à recevoir l’information en période de maladie semble être le facteur déterminant à sa compréhension.

Un consensus semble se dégager pour fournir l’information à la fin du traitement. Mais est-ce véritablement le moment opportun alors que les prélèvements ont déjà été effectués, ce qui est contradictoire avec le principe du consentement préalable posé par l’article 1211-2 du CSP et que la maladie est « derrière soi » ?

Et vous, à quel moment souhaiteriez vous voir votre consentement recueilli ? 

Publié dans : Vos organes...et vous